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Le vote européen 2004-2005 : de l’élargissement au référendum français

Paris, 318 p.

PERRINEAU Pascal (dir.)

29,00€

Janvier 2005

Presses de Sciences Po, Chroniques électorales

Presses de Sciences Po

La question européenne est de plus en plus à l’agenda électoral des grandes démocraties européennes. Après avoir été pendant des décennies une affaire réservée aux élites gouvernementales et parlementaires, la construction européenne est aujourd’hui prise en charge par les électeurs eux-mêmes. Le parlement européen est, pour la sixième fois, issu d’une élection au suffrage universel direct, tandis que les référendums sur la question européenne se multiplient. Dorénavant, on ne peut plus parler de « déficit démocratique » de l’Europe. Un vote européen se fait jour. Les dernières élections au Parlement européen qui ont eu lieu dans les vingt-cinq pays de l’Union en juin 2004 permettent de dresser un portrait de ce vote européen. Les référendums sur le traité constitutionnel européen, celui tenu en Espagne le 23 février 2005 et celui organisé en France le 29 mai, définissent différents rapports à la construction européenne selon les électorats nationaux.

L’issue négative du référendum français du 29 mai 2005 trouve son fondement dans des éléments franco-français qui n’ont souvent qu’un lointain rapport avec le traité constitutionnel pour l’Europe. Les référendums organisés sur des questions d’intégration européenne ne peuvent que déboucher sur un vote « non » lorsque trois variables nationales sont réunies : un gouvernement national impopulaire (en mai le gouvernement Raffarin a battu le record d’impopularité d’un gouvernement sous la Vème République), un pessimisme économique et social (la sinistrose de l’opinion publique française est très élevée) et un sentiment avéré de craintes vis-à-vis de l’Autre (la figure du « plombier polonais » a été convoqué à de multiples reprises par les partisans du « non » qu’ils soient de gauche ou de droite). Sur aucun de ces trois « fondamentaux » la France n’était dans une position pour que le « oui » l’emporte. Il aurait fallu un vent d’europhilie dans l’opinion, or, depuis quelques années, l’opinion française n’est plus à l’avant-garde de celle-ci. L’Espagne, elle, ne connaissait pas l’impopularité gouvernementale et fait partie de ces pays où la « foi européenne » reste forte : l’électorat espagnol a choisi le « oui » à 77%. Le vote européen est resté un vote européen et n’a pas été encombré par des considérations purement nationales et par les inquiétudes qui taraudent le corps électoral français.

 

Créée en 1992 par le CEVIPOF, la collection « Choniques électorales » se propose à chaque élection d’en dégager la dynamique générale et de présenter analyses des résultats et résultats in extenso.

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