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Projet majeur 2003 – 2007 : Représentations et politiques de probité publique

Les mises en cause d’élus et de gouvernants pour des atteintes à la « probité publique » constituent l’un des événements marquants des années 90. Le phénomène n’est pas nouveau, il a cependant connu une ampleur particulière et suscité des mobilisations multiples. Un premier paradoxe caractérise la situation présente. D’un côté, la médiatisation des « scandales » impliquant des élus et des ministres a atteint un niveau inégalé et des mises en cause de responsables politiques majeurs sont toujours d’actualité. Les atteintes à « la probité publique » sont ainsi (re)devenues un problème public incontournable. D’un autre côté, les impacts politiques et sociaux de ces accusations ne semblent pas avoir d’effets radicaux ni sur l’image des acteurs politiques, ni dans certains cas sur leurs résultats électoraux. Un deuxième paradoxe conforte le premier. Contrairement aux discours et aux attentes, la mobilisation politique sur le thème de « la lutte contre la corruption » et son insertion dans la lutte politique et dans l’action gouvernementale reste faible. Après la série de réformes de la deuxième partie des années 90 sur le financement des partis politiques, les procédures de marché public et la lutte contre la corruption internationale, un mouvement inverse se dessine (limitation de la responsabilité pénale des élus, assouplissement des règles de marché public, limitation des pouvoirs des Chambres régionales des comptes, etc.).
Le programme d’enquêtes coordonnées, transversal à tout le laboratoire, qui constitue le projet fédérateur du laboratoire porte sur l’analyse des représentations des atteintes à la probité, sur la façon dont elles se situent par rapport à celles d’autres comportements transgressifs et sur leurs liens avec les comportements politiques. Le programme analysera également l’impact des nouvelles régulations sur les relations entre acteurs économiques, administrations et organes de surveillance. Ces démarches permettront de combiner dans différents chantiers les approches de sociologie politique, de pensée politique et de politique publique et de cerner concrètement les recompositions en cours tant en matière de légitimité de l’action politique que de modalités concrètes de gouvernement.