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Histoire du CEVIPOF

Créé en 1960, le CEVIPOF s’inscrit dans l’héritage intellectuel de la Fondation nationale des sciences politiques et de la forte tradition de recherche sur le vote (géographie et sociologie électorales), les partis et les familles politiques, inaugurée au début du siècle par André Siegfried et prolongée par François Goguel et Jean Touchard.

Le CEVIPOF diversifie ses activités en intégrant d’autres axes de recherche tels que l’analyse du syndicalisme et des mouvements sociaux, l’étude des media, la compréhension des systèmes symboliques, les phénomènes de socialisation politique. Il a mis au jour de nouveaux clivages symptomatiques des évolutions de la société française dans sa phase post-industrielle (libéralisme culturel, valeurs post-matérialistes, féminisme, écologie).

Le tournant des années 1990 a été marqué par des travaux sur les processus d’individuation des choix politiques, relativisant le poids des variables sociologiques classiques (classes sociales et religion) et par le renouvellement des approches sur les acteurs traditionnels (partis et syndicats analysés en termes d’identité, de culture et de mémoire).

Plus récemment, d’autres recherches ont porté sur la crise de la représentation politique et la montée électorale des extrémismes, le déplacement et la recomposition des scènes politiques, la restructuration de l’État et l’analyse des politiques publiques ainsi que la politisation de nouveaux enjeux : immigration, banlieues, parité, environnement, sécurité.

En 2009, le CEVIPOF s’est recentré sur les deux domaines qui l’ont historiquement constitué : l’analyse de la pensée politique et les idées politiques et l’étude du vote, des comportements et des attitudes politiques ainsi que des forces politiques et sociales.