Manlio Cinalli

Manlio Cinalli est chargé de recherche au CEVIPOF depuis mars 2005. Il conduit une recherche internationale comparée en Grande-Bretagne, en Italie et en France en matière des comportements politiques, de relations ethniques, et des politiques publiques d’intégration culturelle. Cette recherche s’inscrit dans la continuité des problématiques qu’il a développées dans divers instituts de recherche en Europe. D’abord à l’université Queens de Belfast, dans le cadre d’une thèse de science politique sur le nationalisme et les réseaux de mobilisation en Irlande du Nord ; ensuite, à l’université de Leeds en Grande-Bretagne ; enfin, en tant que Jean Monnet Fellow à l’Institut Universitaire Européen de Florence. Il a en outre tenu des postes de chercheur et / ou enseignant à l’université LUISS de Rome, et à Columbia University, New York. En privilégiant les études de réseaux (Network Analysis), Manlio Cinalli contribue au renouvellement de l’étude de l’action collective en prenant en compte surtout les propriétés des relations entre les acteurs. Il tente ainsi de mettre en évidence l’influence des actions citoyennes sur la prise de décision politique, tant dans une perspective nationale qu’européenne.

Auteur de plus de vingt articles publiés dans des revues scientifiques et des publications collectives, il a également rédigé de nombreux rapports scientifiques destinés à des agences de financement européennes et nationales. Actuellement directeur de recherche de l’équipe français des projets YOUNEX et EURISLAM  (EU Framework Seven Programme). Traitant également des enjeux d’exclusion il a déjà participé au projet LOCALMULTIDEM (EU Framework Six) en tant que chef d’équipe. Il a mené des recherches sur la politique d’asile en Grande Bretagne dans le cadre du projet ASYPOL (financé par l’ESRC, UK) ainsi que sur des enjeux de xénophobie et de violence politique au sein de l’initiative VETO à Institut Universitaire Européen (Florence, Italie).

Alessandra El Hariri

Alessandra El Hariri est assistante de recherche au CEVIPOF depuis septembre. Elle conduit des recherches comparées sur les pratiques mises en place par les Etats européens (notamment par la France et l’Italie) tant au niveau national qu’au niveau local, par rapport aux immigrés et aux jeunes issus de l’immigration et leur intégration ; dans ce cadre elle étudie aussi l’action des associations des immigrés dans la sphère publique.

Précédemment elle a obtenu ses diplômes de maîtrise en Sciences Politiques et de Master en Relations Internationales à l’université LUISS Guido Carli de Rome. Dans ce contexte, pour sa thèse elle a mené une recherche sur le phénomène associatif chez les jeunes de deuxième génération dans la municipalité de Rome, en se focalisant aussi sur les thèmes de la citoyenneté et de la participation, dont les résultats sont en cours de publication.

Publications :

  • Cinalli M., El Hariri A., Contentious Opportunities in the Field of Immigration in France and Italy, Forthcoming in Carmel, E., Cerami, A. and Papadopoulos, T. (eds) Migration and Welfare in the ‘New’ Europe. Social Protection and the Challenges of Integration, Bristol: Policy Press, 2010.
  • El Hariri A., Seconde generazioni e associazionismo, Forthcoming in Studi Emigrazione (2010).

Florence Haegel

Florence Haegel est directrice de recherche à la FNSP. Ses recherches actuelles s’inscrivent dans les domaines d’étude des partis politiques et des processus de politisation. S’agissant du premier domaine, ses travaux concernent à la fois l’analyse des systèmes et des clivages partisans et celle des organisations partisanes. Ils s’intéressent précisément à la droite partisane française dans une perspective de comparaison européenne. S’agissant du deuxième domaine, elle exploite actuellement (avec Sophie Duchesne) une enquête fondée sur des entretiens collectifs réalisés en France, Belgique (francophone) et Angleterre et portant sur le thème de l’Europe. Dans ce cadre, elle travaille à la fois sur les logiques de discussion politique et sur la question de la politisation de l’enjeu européen.  Elle est par ailleurs responsable de la majeure « sociologie politique et action publique » au sein du parcours doctoral en science politique à l’Ecole doctorale de Sciences Po et membre du comité de rédaction de la revue Sociétés contemporaines.

Gabrielle Maas

Gabi Maas est assistante de recherche au Cevipof et doctorante en anthropologie politique à l’Université d’Oxford (GB). Elle coordonne l’axe de recherche sur les droits culturels en France au sein du projet EURISLAM. Ses recherches portent sur les phénomènes de lutte identitaire parmi les minorités nationales en diaspora ; dans ce cadre elle conduit à Paris une étude ethnographique parmi les ressortissants de la région berbère de Kabylie (Algérie). Les pratiques transnationales sont analysées soit sur le plan matériel (échange de biens, voyages) qu’idéologique (eg. la « performance » de l’anti-arabisme/anti-Islamisme - élément clé de l’identité berbère en Algérie - comme hostilité à l’immigré « arabe » en France). Sa thèse vise à introduire l’analyse ethnographique des pratiques sociales et quotidiennes – religion/laïcité, mariage, modes d’échange, gestion des affaires familiales – comme élément pour comprendre les modes de production et reproduction d’une identité politique minoritaire. Violoniste classique de formation, elle joue avec plusieurs groupes de musique traditionnelle berbère et châabi.

Publications:

  • "Cultural purity at the end of the rainbow : inventions of tradition among Algerian Berbers in France", Revue Internationale des Sciences Sociales, forthcoming.