Par Pascal Perrineau

Comme le prévoyait la loi du 6 novembre 1962 : le Président de la République est élu pour sept ans au suffrage universel direct. À la suite du référendum du 24 septembre 2000, la durée du mandat présidentiel a été ramenée à cinq ans (article 6 de la Constitution).

Cette élection se fait au scrutin majoritaire à deux tours (article 7 de la Constitution). Si aucun candidat n’a recueilli la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour, un deuxième tour est organisé, le deuxième dimanche suivant, entre les deux candidats qui, le cas échéant après retrait de candidats plus favorisés, se trouvent avoir recueilli le plus grand nombre de suffrages au premier tour.

L’élection présidentielle obéit également à quelques conditions de délai : le premier tour est organisé 20 jours au moins et 35 jours au plus avant l’expiration du mandat du Président en exercice, ou après l’ouverture de la vacance ou la déclaration du caractère définitif de l’empêchement. Pour être éligible, il faut être âgé de 18 ans révolus (Loi du 14 avril 2011 et article 154 du Code électoral) et posséder la qualité d’électeur.

Le système de présentation des candidatures était initialement le suivant : la candidature devait être adressée au Conseil constitutionnel avec le parrainage d’au moins 100 parlementaires, conseillers économiques et sociaux, conseillers généraux ou maires appartenant à au moins 10 départements ou territoires d’outre-mer. Ce régime fut modifié par la loi organique du 18 juin 1976, qui prévoit un parrainage de 500 parlementaires, conseillers régionaux (depuis 1988), conseillers généraux, de Paris ou des assemblées des TOM, ou maires, appartenant à 30 départements ou TOM au moins, sans que plus d’un dixième d’entre eux puissent être les élus d’un même département.