Du 1er au 15 septembre 2011

> Vendredi 2 septembre 2011 – Un sondage OpinionWay pour Le Figaro et LCI confirme la domination croissante de François Hollande au PS. Avec 44 % d’intentions de vote au premier tour (48 % chez les sympathisants socialistes), il continue de distancer Martine Aubry qui tombe à 30 %. Ségolène Royal, elle, stagne à 13 %, tandis qu’Arnaud Montebourg s’en rapproche (8 %). Manuel Valls (4 %) et Jean-Michel Baylet (1 %) semblent définitivement hors course. Dans le cas probable d’un second tour face à Martine Aubry, François Hollande l’emporterait largement, avec 57 % des voix.

Philippe Poutou, candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) à la présidentielle après le départ d’Olivier Besancenot, confesse « beaucoup d’appréhension » face à la situation catastrophique de son parti. De 9 000 adhérents en 2009, le parti est tombé aujourd’hui à 5 000.

D’après le baromètre TNS Sofres-Logica pour Le Figaro Magazine, les cotes de popularité de Nicolas Sarkozy et François Fillon ont baissé en août, avec respectivement 24 % (-1) et 33 % (-2) d’opinions favorables.

> Dimanche 4 septembre 2011 – Dominique Strauss-Kahn et sa femme Anne Sinclair rentrent à Paris et regagnent leur domicile de la place des Vosges, après trois mois et demi d’interdiction de quitter le sol américain. Le retour de l’ex-patron du FMI mobilise l’attention des médias, ce que Jean-François Copé juge « décalé » et « dérisoire ».

> Lundi 5 septembre 2011 – Interrompu en mars 2011 pour raison de procédure, le procès de Jacques Chirac dans l’affaire des emplois présumés fictifs de la Mairie de Paris s’ouvre pour la deuxième fois, en l’absence de l’accusé, dispensé pour raison de santé. L’ancien président de la République encourt dix ans de prison et 150 000 euros d’amende.

> Mardi 6 septembre 2011 – Devant le pont de la Concorde, Marine Le Pen, entourée d’une nuée de journalistes, accuse Nicolas Sarkozy et les députés, PS comme UMP, de « jeter 15 milliards par les fenêtres » avec le plan d’aide à la Grèce. En signe de protestation, des militants FN jettent dans la Seine de faux billets de 500 euros. « Les Français, les ouvriers, les fonctionnaires, les salariés, les artisans, les commerçants, les chômeurs, les cadres, les retraités doivent savoir que leurs députés viennent de s’engager en leur nom pour 15 milliards d’euros ! Sans leur demander leur avis ! », ajoute la présidente du Front national.

> Mercredi 7 septembre 2011 – Hervé Morin prend le contre-pied des autres élus de la majorité au sujet de la primaire socialiste. Le président du Nouveau Centre dit en effet y voir un « exercice de modernité qui nous amènera à prendre la même initiative la prochaine fois [en 2017]. »

> Jeudi 8 septembre 2011 – La bataille fait désormais rage entre les candidats à l’investiture socialiste. Ségolène Royal critique en effet dans Le Figaro « l’inaction » de François Hollande et « l’inexpérience » de Martine Aubry. La veille, cette dernière s’en est déjà prise à François Hollande, grand favori des sondages, qui selon elle s’en tient à des propositions vagues. « Le vrai changement, ce n’est pas l’accompagnement ou l’aménagement », a-t-elle critiqué. Et pendant ce temps, depuis Londres, Manuel Valls compare les compétences politiques de Ségolène Royal à celles du présentateur de télévision Nagui !

> Samedi 10 septembre 2011 – Le Front national ouvre son université d’été, « Les journées d’été de Marine Le Pen », au palais des congrès de Nice (Alpes-Maritimes), place forte historique du parti. Dans son discours, la présidente de la formation d’extrême droite met l’accent sur ses sujets de prédilection : insécurité et immigration.

> Dimanche 11 septembre 2011 – Au matin, Christian Estrosi, député-maire UMP de Nice, tient un meeting de la majorité pour contrer le FN. Sont présents Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, ministre du Travail, et Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Écologie. « Estrosi, par cette manoeuvre, tente de siphonner [les] sympathisants [du Front national] », déplore Bruno Ligonie, secrétaire départemental adjoint du FN.

Dans les colonnes du Journal du dimanche, l’avocat Robert Bourgi accuse Jacques Chirac et Dominique de Villepin d’avoir, au cours de leurs mandats successifs, reçu des valises de billets de banque en provenance directe de pays africains, pour des montants de « plusieurs dizaines de millions de francs par an » selon l’accusateur. Ces accusations, portées sans preuve et intervenant en plein procès Chirac et trois jours avant le jugement en appel de l’affaire Clearstream, sont sujettes à vive controverse. Dominique de Villepin annonce d’ailleurs sa volonté de porter plainte « comme Jacques Chirac ». Pour le président de « République solidaire », on cherche à lui « mettre de bâtons dans les roues depuis plusieurs années » pour le « dissuader d’être candidat. »

> Lundi 12 septembre 2011 – D’après un sondage TNS Sofres pour Canal +, plus des trois quarts des Français (76 %) considèrent que l’affaire DSK n’a pas détérioré l’image du Parti socialiste. En revanche, 63 % des sondés ne souhaitent pas que l’ex-patron du FMI participe à la campagne du futur candidat socialiste à la présidence de la République.

Le matin même, Dominique Strauss-Kahn est entendu par la police dans l’affaire qui l’oppose à l’écrivain Tristane Banon, qui l’accuse de tentative de viol. Selon un proche du dossier, « le témoignage de Tristane Banon est jugé crédible, mais les faits invoqués tiendraient plus de l’agression sexuelle que de la tentative de viol. » Or, étant donné l’ancienneté des faits, l’agression sexuelle serait aujourd’hui prescrite.

> Mardi 13 septembre 2011 – Carl Lang, ex-secrétaire général du Front national et président du Parti de la France (PDF), annonce sa candidature à l’élection présidentielle, « au nom de petits partis d’extrême droite pour qui Marine Le Pen n’est plus à même de représenter la droite nationale. » Ce faisant, il concurrence la présidente du FN, qu’il accuse de « ringardiser le discours national par ses positions sur la sortie de l’euro et son discours étatiste et laïciste. »

> Mercredi 14 septembre 2011 – D’après un sondage Ifop pour Paris Match effectué les 8 et 9 septembre, 56 % des Français souhaitent une victoire de la gauche à l’élection présidentielle, un score inchangé depuis juillet.

Dominique de Villepin est relaxé dans l’affaire Clearstream par la cour d’appel de Paris. « Après six ans d’un acharnement sans précédent, six années d’épreuve pour ma famille, la justice a reconnu pour la deuxième fois mon innocence », a déclaré l’ex-Premier ministre de Jacques Chirac, avant de saluer « l’indépendance de notre justice, qui a su résister aux pressions politiques ».

Dans un livre intitulé Un piège bleu Marine, Laurence Parisot, présidente du MEDEF, dénonce les idées du Front national. Elle accuse le parti d’extrême droite de « faire peur » et de cultiver la haine de l’étranger, et affirme que la sortie de l’euro proposée par Marine Le Pen « sonnerait la mort sociale et économique de notre pays. »

> Jeudi  15 septembre 2011 – À peine relaxé, Dominique de Villepin fait l’objet d’interrogations quant à sa candidature à l’élection présidentielle. En effet, bien qu’il ait parlé d’une candidature « très très vraisemblable » sur Canal + la semaine précédente, la rumeur circule que le président de « République solidaire » pourrait rejoindre les rangs de la majorité. Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP, anticipe d’ailleurs cette éventualité : « Ma porte a toujours été grand ouverte pour Dominique de Villepin », affirme-t-il. De même, Christian Jacob, patron du groupe UMP à l’Assemblée nationale, déclare lors du Talk Orange-Le Figaro : « La place de Dominique de Villepin est dans l’UMP avec ses amis politiques et pas en dehors. C’est un ancien Premier ministre de talent et de qualité. » Cela fait notamment suite au départ, la veille, de l’un des principaux lieutenants de l’ex-Premier ministre, le député Jacques Le Guen. Celui-ci a quitté République solidaire pour rejoindre l’UMP, déclarant qu’il ne voulait « à aucun moment porter la responsabilité morale de l’élimination du candidat de notre famille à l’élection présidentielle. »

Sur France 2, le premier débat télévisé oppose les six candidats à la primaire socialiste en première partie de soirée. François Hollande et Martine Aubry y affichent leur rivalité, notamment sur les questions de la sortie du nucléaire et du contrat de génération. Un autre clivage fort est apparu sur la question du cannabis, Martine Aubry et Jean-Michel Baylet se prononçant respectivement pour la dépénalisation et la légalisation de celui-ci, tandis que Manuel Valls, Arnaud Montebourg et François Hollande s’y opposent. Le débat est suivi par beaucoup de Français, réalisant 22,1 % de parts d’audience.

Du 16 au 30 septembre 2011

> Vendredi 16 septembre 2011 – Dans un entretien au Monde, Rama Yade estime que Jean-Louis Borloo « n’est pas responsable de la montée du FN. […] Ce n’est pas en interdisant à tel ou tel d’être candidat [...] qu’on fera baisser l’extrême droite ».

> Dimanche 18 septembre 2011 – Sur TF1, Dominique Strauss-Kahn s’exprime publiquement pour la première fois depuis son arrestation le 14 mai. Il reconnaît « une faute morale » dont il n’est « pas fier. » Citant le rapport du procureur de New York, il affirme que Nafissatou Diallo, son accusatrice, a « menti sur tout », et il n’exclue pas l’hypothèse d’une manipulation. Interrogé sur son ancien projet de candidature et son alliance avec Martine Aubry, il déclare : « Oui, je voulais être candidat […] nous avions en effet un pacte. » Le jour même, un sondage des 15 et 16 septembre publié par Le Journal du dimanche indique que 53 % des Français souhaitent voir l’ex-patron du FMI se retirer de la vie politique.

> Lundi 19 septembre 2011 – Le rappel par DSK du pacte qui l’unissait à Martine Aubry nourrit la critique à l’égard de celle-ci, qui se voit à  nouveau attribuer l’image d’une candidate par défaut. « Au moins on sait qui devait et voulait être candidat dans le pacte. La volonté, l’envie, ça ne s’improvise pas après un empêchement », a par exemple commenté Bruno Le Roux, l’un des lieutenants de François Hollande, sur Twitter.

> Mardi 20 septembre 2011 – Jean-François Copé propose que tout jeune Français fasse « allégeance aux armes de la France ».

> Mercredi 21 septembre 2011 – L’ex-ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux met en place une « cellule riposte » baptisée « groupe de coordination ». Réunissant les ministres Laurent Wauquiez, Thierry Mariani, Nadine Morano et Nora Berra ainsi que plusieurs députés de la majorité,  ce groupe a pour but de réunir toutes les tendances de la droite afin de « coordonner la parole », pour mieux défendre le bilan de Nicolas Sarkozy et mieux attaquer le PS.

> Vendredi 23 septembre 2011 – Alors que l’exécutif espérait 2,5 % de croissance par an pour les années 2013 à 2015, le gouvernement revoit ses estimations à la baisse, à 2 % par an.

> Samedi 24 septembre 2011 – Dans Libération, Ségolène Royal promet d’arrêter la centrale nucléaire de Flamanville (Manche) si elle est élue.

> Dimanche 25 septembre 2011 – Lors des élections sénatoriales, la gauche obtient la majorité au Sénat pour la première fois dans l’histoire de la Ve République.

> Mardi 27 septembre 2011 – Bertrand Dutheil de la Rochère, cadre parisien du Mouvement républicain et citoyen, annonce son ralliement à Marine Le Pen. Il est aussitôt exclu du parti de Jean-Pierre Chevènement.

> Mercredi 28 septembre 2011 – Un sondage OpinionWay-Fiducial pour Le Figaro et LCI donne François Hollande victorieux au premier tour de la primaire, mais en légère baisse auprès des sympathisants de gauche (43 %), tandis que Martine Aubry progresse à 33 %. Ségolène Royal recule à 11 %, juste devant Arnaud Montebourg (10 %) et Manuel Valls (5 %). Jean-Michel Baylet ne décolle pas, à moins d’1 %. Dans le cas d’un deuxième tour de la primaire Aubry-Hollande, le favori des sondages l’emporterait avec 57 % des suffrages.


Mardi 20 septembre 2011 – Jean-François Copé propose que tout jeune Français fasse « allégeance aux armes de la France ».

Mercredi 21 septembre 2011 – L’ex-ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux met en place une « cellule riposte » baptisée « groupe de coordination ». Réunissant les ministres Laurent Wauquiez, Thierry Mariani, Nadine Morano et Nora Berra ainsi que plusieurs députés de la majorité, ce groupe a pour but de réunir toutes les tendances de la droite afin de « coordonner la parole », pour mieux défendre le bilan de Nicolas Sarkozy et mieux attaquer le PS.

Vendredi 23 septembre 2011 – Alors que l’exécutif espérait 2,5 % de croissance par an pour les années 2013 à 2015, le gouvernement revoit ses estimations à la baisse, à 2 % par an.

Samedi 24 septembre 2011 – Dans Libération, Ségolène Royal promet d’arrêter la centrale nucléaire de Flamanville (Manche) si elle est élue.

Dimanche 25 septembre 2011 – Lors des élections sénatoriales, la gauche obtient la majorité au Sénat pour la première fois dans l’histoire de la Ve République.

Mardi 27 septembre 2011 – Bertrand Dutheil de la Rochère, cadre parisien du Mouvement républicain et citoyen, annonce son ralliement à Marine Le Pen. Il est aussitôt exclu du parti de Jean-Pierre Chevènement.

Mercredi 28 septembre 2011 – Un sondage OpinionWay-Fiducial pour Le Figaro et LCI donne François Hollande victorieux au premier tour de la primaire, mais en légère baisse auprès des sympathisants de gauche (43 %), tandis que Martine Aubry progresse à 33 %. Ségolène Royal recule à 11 %, juste devant Arnaud Montebourg (10 %) et Manuel Valls (5 %). Jean-Michel Baylet ne décolle pas, à moins d’1 %. Dans le cas d’un deuxième tour de la primaire Aubry-Hollande, le favori des sondages l’emporterait avec 57 % des suffrages.